Pourquoi les couleurs de la TAM sur cette maquette ?

Publié le par Bruno Choquel

 

Une fois les éléments du kit à la maison et après avoir fait quelques assemblages, Il fallait bien trouver une peinture pour la décoration. A ce niveau, pas question de "peinturlurer", une couleur "maquette" s'impose !
Une seule solution, consulter les sites internet et voir les couleurs des compagnies possédant l'appareil en question, l'Airbus A330. Ensuite, pas question d'utiliser un logo sans l'autorisation de son propriètaire. Les sigles sont protégés et une maquette peut être considérée comme une utilisation frauduleuse de l'image d'autrui. Pas question donc de nuire à l'image d'une compagnie, il faut absolument avoir son accord (et certaines lettre de refus étaient carrément des menaces!). Je pris donc contact, par courrier, avec TOUTES les compagnies possédant l'avion. Plus de quarante, à cette époque, à travers le monde. Puis vinrent les évènements du 11 Septembre et "patatrac"... je ne reçu que des refus, même de ceux qui y portaient un intérêt auparavant !
C'est alors que j'ai decider de choisir une seule compagnie et de faire en sorte de la convaincre du caractère innocent de la reproduction d'un avion de ligne.
Je ne trouvais aucune couleurs interressante sur l'A330-300 (du moins aucune qui n'ai été déjas faite!), adieu donc le long fuselage (mais ça prend aussi moins de place pour le déplacer) et sa grande capacité, place au rayon d'action... Je continuais en imposant des moteurs PW 4000, les RR Trent et CFM ne correspondant pas aux capots moteur du kit, la liste se réduisait quand vint le coup de coeur sur la TAM !
Blanc et rouge (super pour la vision au sol comme en vol), un gros logo sur le devant, des nacelles peintes, un slogan sur le nez et à l'intérieur des winglets (The Magic Red Carpet), il n'en fallait pas plus pour me séduire. Et puis le Brézil... ça fait rêver ! Non ?

La deuxième étape consistait à obtenir l'autorisation de la compagnie afin de pouvoir utiliser ses couleurs. Je vous passerais ici les détails (courriers, mails, sur Paris et Sao Paulo, moi qui ne parle pas un mot de portugais!) qui n'ont en fait pas beaucoup d'importance, mais cela dura pendant un an, jusqu'au jour ou l'autorisation arriva par écrit dans ma boite aux lettres (merci à ceux de la TAM qui m'ont aidés, ils se reconnaitront...). La construction pouvait avancer...

 

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