Coffrage des ailes

Publié le par Bruno Choquel

Une aile est aujourd'hui coffrée et presque prête pour le marouflage au tissu de verre 100 gr/m2.

Ci-dessous, quelques photos de la construction...

 

On commence par assembler les dépouilles des ailes qui sont en quatre morceaux. Cela fait 4 morceaux pour le dessous (intrados) et 4 autres pour le dessus (extrados). Comme il y a deux ailes... ça fait 16 bouts à coller !

Ici, la règle de maçon permet d'aligner le bord d'attaque (le devant) de l'aile. Les poids (des batteries HS) maintiennent en place les éléments. Sur le dessus, les batteries sont posées sur des supports en balsa pour ne pas abimer le profil de la dépouille (sur cette photo, l'intrados de l'aile droite). Le tas de bois à gauche sur la table est le stock de planche en balsa 10/10 pour le futur coffrage des ailes. Le reste, c'est le bazar habituel d'un atelier de modéliste... et le mien en particulier ! LOL

 

A l'étape suivante, on assemble les 4 morceaux constituant chaque aile. Bien entendu, les logements de servos, les passages de cables et autres orifices sont déjà en place (voir articles précédents sur les ailes). Puis vient l'assemblage des planches qui vont constituer le coffrage (8 planches par coté coffré, soit 32 planches pour les 2 ailes) qui se fait "in situ" pour respecter la forme. Ici, l'aile gauche :

 

L'assemblage des planches se fait par des bandes d'adhésif coté visible (ici, l'extrados de l'aile gauche). Inutile de les coller les planches entre elles, la résine s'en chargera au moment du marouflage :

 

Détails du coffrage de l'intrados de l'aile gauche. Les traits en rouge (dont le passage du train) repèrent le placement du coffrage par rapport à l'aile, très important pour respecter la forme au moment de l'assemblage avec la colle. Invisible sur la photo, mais néanmoins présent (là où il n'y a pas de blanc), un morceau de tissu de verre vient renforcer l'aile de l'emplanture jusqu'au support des nacelles moteurs, ceci incluant également le support de train d'atterrissage. Les traces blanches sont de l'enduit ("Reboucheliss", tellement léger qu'on a l'impression d'acheter une boite vide...) qui permet de boucher les éventuels trous dans les raccords des planches. Pas forcément utile, mais cela évite surtout à la polyuréthane de "sortir" du coffrage et va donc économiser quelques longues séances de ponçage... :

 

On trouve de la place où on peut !  Pendant la constitution du coffrage d'une aile, l'autre est en train de prendre ses formes en attendant le collage :

 

Coffrage de l'intrados de l'aile gauche :

Après encollage de l'aile (sur le polystyrène) à la colle polyuréthane (faut faire vite avant que la colle ne s'expanse de trop, d'où le fait que je n'ai pas de photo de cette étape -je vais essayer d'en faire une avec la prochaine aile), on met sous pression ! Tout ce qui est lourd est le bienvenu... A gauche sur la photo, le morceau de polystyrène "en l'air" maintient en fait la dépouille pour qu'elle ne glisse pas. L'expansion de la colle est si forte qu'elle soulève légèrement le coffrage et le fait glisser du coté "où ça penche" (incidence de l'aile) ! Si cela devait arriver, l'aile serait foutue après sechage complet de la colle (une heure environ) !!!

 

On ébauche un peu le premier coffrage, puis on fait l'autre coté (extrados, toujours de l'aile gauche). Là, c'est une planche de bois qui bloque le glissement. On voit ici nettement l'incidence de l'aile. Au saumon (extrémité extérieure de l'aile), l'incidence est nulle, donc pas de glissement avec les poids.

 

Le coffrage bien collé, on sort l'aile terminée des dépouilles. On trace les découpes des volets de commande, découpe des volets, puis collage des champs en balsa à la colle blanche (ici, l'aileron gauche) :

 

Les volets d'atterrissage :

J'ai bien la suite, mais je la garde pour un prochain épisode...

Un peu de suspens ne nuit pas !

A bientôt...

 

Publié dans Construction

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